A PROPOS DE THE WAXIDERMIST

Pour trouver Lawkyz, suivre le beat. C’est là, dans cette partie vitale, ce phare qui guide la route des autres instruments, qu’il imprime en profondeur
les notes graves de ses quatre cordes. Rivé à la batterie. Nouant avec elle un pacte rythmique, assurant la propulsion du groove sur scène avec Erik Truffaz ou Guts ; sur disques avec UHT°, Anna Kova, ou Versus, son album hip hop en full live band.
Quand il pose son instrument fétiche, quand il laisse refroidir son ampli, alors se réveille son double maléfique : The Waxidermist.

A PROPOS DE THE ORIGAMI CASE

Tellement habitué à manipuler le vinyle des disques qu’une de ses mains a fini par devenir cette matière noire, on reconnait le Waxidermist à la
poussière sur ses doigts et ses genoux, stigmates de longues heures passées souvent à quelques centimètres du sol, à parcourir les caisses. A faire défiler frénétiquement les pochettes jusqu’à s’arrêter sur la plus interpellante d’entre elles. Un nom, un visuel, un label ou simplement une intuition peuvent suffire à attirer son attention. A soustraire l’élu à la compagnie de ses semblables pour l’emmener dans son antre, là où peu ont réussi à le débusquer voire à en passer le pas.

Ecoute détaillée, quête des quelques notes qui seront précisément et respectueusement prélevées dans le sillon. Après parfois bien des opérations de chirurgie pour en modifier tonalité ou vitesse, elles seront isolées de leur milieu naturel pour vivre une seconde existence sur un beat que le Waxidermist aura lui-même créé sur MPC.

Une de ses productions où il aura creusé le groove encore et encore, y déroulant ses profondes lignes de basse ou de contrebasse. Un groove que d’autres viendront étoffer de leur flûte, percussions, guitare, clavier ou violoncelle ; brusquer de leur rap ou flatter de leur chant.
Car le Waxidermist est assez futé pour ne pas tenter de faire lui-même ce que d’autres feront parfaitement.

Par les fragrances rythmiques attirée, une cohorte de featuring s’est déplacée jusqu’à son repaire pour lâcher ses rimes, chanter ses mélodies, jouer des thèmes entiers, suivre les directives ou se laisser divaguer à des envolées que le Waxidermist s’est chargé de couper, looper, coller afin qu’elles s’appliquent à la perfection et au millimètre sur ses productions. On parlera de soul, de funk, de jazz, de bandes-originales. Mais jamais de manière segmentée ou tranchée. Le Waxidermist mêle les genres, entrelace les styles, tresse les influences. S’assurant toujours qu’au dessus de l’ensemble, flotte d’organiques et mystérieuses volutes hip hop.

The Snow (Radio Edit) (feat. Racecar & Anna Kova) The Snow (Instrumental) (Radio Edit) My Ill Disease (feat. Mattic) My Ill Disease (Ghost Wreck Remix) (feat. Mattic)